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  • cecilecharlot0

Le sacre de la sensibilité

Le mois de mars 1997 marque l'entrée au répertoire de l’Opéra de Paris du ballet "LE SACRE DU PRINTEMPS" créé par Pina Bausch. Aurélie Dupont, dans son ouvrage "n'oublie pas pourquoi tu danses" ALBIN MICHEL 2024, nous relate sa fascination pour cette chorégraphe allemande et le rôle clé qu'elle a joué dans sa vie d'artiste.


Pina Bausch à Aurélie Dupont, alors première danseuse à l’Opéra de Paris : 

"- Sais-tu pourquoi je t’ai choisie pour ce ballet ?

- Non

- Pour ta fragilité. Je te vois : tu te fais mal quand tu danses. Mais ta force ne m’intéresse pas. Ce que je veux voir, ce sont tes faiblesses, ta fragilité et ta sensibilité."


Aurélie Dupont:

« une fois rentrée chez moi, j’ai l’heureuse certitude que c’est elle qui me délivrera. La seule, la vraie question qui me tourmente est : comment fait-on pour montrer sa sensibilité ? Pina ne m’a pas fait part de la solution, mais au moins elle m’a contrainte à me poser la question et l’énigme qui s’ensuit est un début de réponse. »


This file is licensed under the Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic license Description: Dance! Date: 12 September 2009, 21:35 Source: Baile - Le Sacre du Printemps Uploaded by 2T Author: Damien HR from Brussels, Belgium


En tant que professionnelle de l'accompagnement, cette question de la sensibilité et de la vulnérabilité est souvent évoquée dans un contexte de travail en entreprise.

Il est difficile pour un coaché ou des parties à un différend, d'"admettre" une forme de sensibilité, comme s'il s'agissait d'un obstacle à l'avancée de l'accompagnement.

Souvent même, le premier besoin exprimé est "apprendre à ne rien laisser apparaître de ses émotions, se blinder dans des relations de travail, savoir taire ses véritables besoins pour résoudre un différend au mieux de ses intérêts..."

Et si, au contraire, accueillir ses émotions permettait d'avancer et de résoudre des conflits ?

L'homme ou la femme au travail pourrait-il (elle) passer de collaborateur à artiste de son œuvre professionnelle, en étant créateur de sa propre solution ?

Pina Bausch n'a pas livré de solution à Aurélie Dupont qui souligne très justement que s'interroger est le début du cheminement, et qu'il est indispensable à la découverte de soi-même.

il n'est pas question ici d'ériger la mise à nu au rang de but ultime mais de considérer la sensibilité comme un allié. Un chemin vers la connaissance de soi et de ses besoins.


Dîtes-moi si ce sujet vous parle !


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