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  • cecilecharlot0

Une philosophie de la juste distance pour le coach ou le médiateur.

J'ai écouté 2 podcasts inspirants :


  1. jeudi 4 janvier 2024, Charles Pépin recevait Pascale Brillon dans son émission "Sous le soleil de Platon" diffusée sur France Inter: https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/sous-le-soleil-de-platon/sous-le-soleil-de-platon-du-jeudi-04-janvier-2024-3896505

  2. lundi 4 décembre 2023, David Eugène Marion recevait François Souweine dans son Podcast "Parcours de Coach" :https://podcasts.apple.com/do/podcast/parcours-de-coach-n-34-fran%C3%A7ois-souweine-un-pionnier/id1536683791?i=1000637511451


Je partage avec vous l'intérêt de ces deux podcasts qui ne parlent pas de la même chose mais que je trouve pertinent de réunir, à l'occasion de ma réflexion sur ce qui caractérise mes interventions en coaching ou en médiation. Ce qui rapproche ces deux types d'accompagnements est la posture du coach ou du médiateur, considéré dans les deux cas comme un tiers de confiance, en capacité d'amener les individus, les équipes, les parties à élaborer des solutions à leurs problématiques.


D'ailleurs, la question de savoir ce qui caractérise un accompagnement en coaching ou en médiation m'est fréquemment posée.


Pascale Brillon est psychologue, professeure à l'université du Québec à Montréal et directrice du laboratoire de recherche Trauma et Résilience. Elle est spécialiste du stress post-traumatique et a mis en lumière deux syndromes susceptibles de toucher ceux qui prennent soin : la fatigue de compassion et le traumatisme vicariant (contamination du soignant par le vécu traumatique de son patient).


Par extension, il est possible, dans une moindre mesure peut-être, d'étendre ces concepts à tous les accompagnants.

Charles Pépin a résumé les échanges intervenus au cours de l'émission en caractérisant une philosophie du soin, celle de l’empathie et non de la sympathie. Une philosophie de la juste distance. Pour pouvoir aider l’autre, je dois savoir me mettre à sa place mais en sachant que ce n’est pas « ma » place.

Autrement dit, je ne prends pas la douleur (la problématique) de l’autre en moi, je sais maintenir cette distance qui fait que précisément je parviens à aider (à accompagner) l’autre.

Savoir prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres, c'est arrêter d’être dans une pensée dichotomique: soit auto-centré, soit dirigé vers les autres.

Car il s'agit au fond, d'être DANS la relation.

Ce point rejoint tout à fait le propos de François Souweine qui évoque dans le podcast, la question des "outils" utilisés par le coach.


Bien sûr, chaque coach est formé à des outils permettant d'appréhender le coaché, par exemples l'analyse transactionnelle, la programmation neuro-linguistique, la gestalt, des méthodes d'analyses comportementale ou de personnalité (MBTI, PROCESS COMMUNICATION, DISC)...


Mais, en réalité ces méthodes ne permettent pas une démarche exacte où il y aurait une question type et une réponse associée.

Ce serait faire fi de l'instrument que nous sommes nous-mêmes et de la rigueur qui doit être la nôtre pour accompagner l'autre dans ce que François Souweine appelle "l'intelligence de la relation".


Ce que nous sommes nous-mêmes est lié à ce que François Souweine nomme "l'hygiène" du coach qui lui permet, au travers de son propre travail thérapeutique, de préserver son intégrité afin d'être pleinement présent à soi-même pour accompagner l'autre avec empathie, congruence.


Pour aller plus loin, je vous invite à lire :


Pascale Brillon, ENTRETENIR MA VITALITÉ D'AIDANT - Les éditions de l'homme 2021


François Souweine, L'INTELLIGENCE DE LA RELATION EN COACHING - Dunod 2e édition 2023



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