IA et coaching : ce que la technologie change… et ce qu’elle ne remplacera jamais.
- cecilecharlot0
- 12 janv.
- 2 min de lecture

L’intelligence artificielle n’est plus une hypothèse pour le coaching professionnel, elle est déjà là.
Pour mon activité de coache professionnelle, je suis adhérente à l’EMCC France qui a mené une étude de marché en 2025 montrant une adoption rapide, diffuse, parfois désordonnée, mais désormais irréversible :
Pourtant, derrière les chiffres, une constante demeure : ce qui fait la valeur du coaching reste profondément humain.
Et c’est précisément parce que l’impact de l’IA est réel, massif et structurant qu’il devient essentiel de clarifier ce qu’elle transforme… et ce qu’elle ne peut pas absorber.
Les données sont claires :
Près de 60 % des coachs utilisent déjà l’IA, régulièrement ou occasionnellement,
Les fonctions RH intègrent l’IA à grande vitesse,
Les plateformes hybrides (IA + coach humain) deviennent la norme dans les grandes organisations.
L’IA s’installe dans le coaching comme outil d’optimisation et de personnalisation : prise de notes, synthèses, contenus intersessions, détection de signaux faibles, feedbacks rapides, simulations de situations.
Ce mouvement a un impact réel :
Il élargit l’accès au coaching
Il modifie les modèles économiques
Il redéfinit les attentes des entreprises et des coachés
Faire comme si cette transformation n’était qu’un « gadget » serait une erreur stratégique.
L’étude EMCC met en lumière un point essentiel :le refus majoritaire porte non pas sur l’IA, mais sur un coaching désincarné.
Les coachs interrogés rejettent clairement :
le coaching 100 % automatisé
les relations fonctionnelles et standardisées
la réduction du coaching à une suite d’objectifs optimisés
Parce que les dimensions clés du coaching — relation, confiance, intuition, lecture du non-verbal, confrontation ajustée, silence, résonance émotionnelle — ne sont pas des variables techniques.
Elles relèvent de l’expérience humaine, située, incarnée, en donnant du temps et de la présence.
Cependant, l’étude indique que l’IA peut renforcer l’humain… si elle est bien utilisée.
En automatisant certaines tâches périphériques, l’IA permet au coach:
De dégager du temps de qualité
De se concentrer sur la relation plutôt que sur la logistique
D’approfondir l’écoute et l’analyse plutôt que la production de supports
L’étude souligne aussi des risques réels, que nul ne peut ignorer :
Standardisation excessive des pratiques
Dépendance cognitive
Atteintes potentielles à la confidentialité
Effacement des fonctions expertes au profit d’outils rapides mais opaques
C’est pourquoi les attentes des coachs, des DRH, des dirigeants et des coachés convergent sur un point : la nécessité d’un cadre de vigilance, de seuils clairs de délégation à l’IA, et d’un renforcement des référentiels déontologiques.
De quoi notre futur de l’accompagnement humain sera-t-il fait ?
Le scenario le plus probable ne tend ni vers l’utopie technologique, ni vers le rejet de l’IA, mais vers un modèle hybride exigeant, où :
L’IA optimise
L’humain décide
La relation reste centrale
Et vous, avez-vous modifié votre recours au coaching ?En ce qui me concerne, ma pratique repose toujours sur des principes déontologiques essentiels : la formation continue, la confidentialité, l’agilité au service des organisations. Et oui parfois, je demande à l’IA des reformulations pour préparer une séance que j’utilise, que je modifie ou que je n’utilise pas. Et en séance, je suis en pleine présence.




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